Indice entrepreneurial québécois 2016

Tout un chemin parcouru depuis 2009

Depuis le début de la publication de l’Indice entrepreneurial québécois (IEQ) en 2009, l’entrepreneuriat québécois a définitivement progressé.  

 Il n’y a qu’à observer le bond spectaculaire du taux d’intention d’entreprendre de l’ensemble de la population québécoise. Il se situait à 7,0% en 2009, et il a triplé pour s’établir à 21,0% en 2016. Alors oui, il y a un grand chemin parcouru en matière de culture entrepreneuriale. Ces changements ne sont pas encore très visibles en ce qui a trait au nombre de nouveaux entrepreneurs, mais ils semblent avoir réussi à donner un réel « coup d’envoi » et redressé le cap de notre dynamisme entrepreneurial. En effet, beaucoup d’efforts ont été déployés ces dernières années, particulièrement en sensibilisation et en promotion de l’entrepreneuriat, et en médiatisation de nos entrepreneurs. Parfois au grand dam de certains d’entre eux, d’ailleurs, qui trouvent que trop d’attention est portée sur le côté glamour de la chose, et vraiment pas assez sur sa dureté et sa complexité.  

Qu’à cela ne tienne, ces efforts ont permis justement de faire évoluer l’acceptabilité du métier d’entrepreneur dans notre société. Au point où il est devenu le choix de carrière optimal de la population, et tout particulièrement des jeunes.  

Faut-il alors cesser les efforts et arrêter de faire la promotion de l’entrepreneuriat ? Surtout pas ! En plus de soutenir ce potentiel « pipeline » d’entrepreneurs, un de nos défis est de favoriser la conversion de ces individus en réels entrepreneurs. Notre autre défi, encore plus grand, est d’offrir à ces entrepreneurs des outils et des conditions afin qu’ils puissent faire face aux premières années périlleuses de leur entreprise, et qu’ils puissent, dès le jour 1, concevoir une entreprise basée au Québec, mais « globale » dans toutes ses dimensions. 

 Nous le verrons dans le rapport, un des puissants outils dont disposent les entrepreneurs est… l’éducation. En effet, une forte corrélation existe entre le niveau d’études terminées des individus et leur propension à entreprendre et à créer des entreprises innovantes, axées sur la croissance et l’internationalisation. Les études supérieures sont en voie de devenir un puissant agent de disruption du cycle usuel (et souvent tardif) d’internationalisation des entreprises. Un phénomène que plusieurs cadrent avec l’appellation born global. 

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